Photos et textes
Tout frais
Près d'un miliers de personne se sont réunis à Paris, samedi 6 juin 2022, pour réclamer Justice après la mort de Sohel Rana -battu à mort en mai dernier. Pour beaucoup, il s'agissait de leur première manifestation, dans l'espoir que les agressions à l'encontre des Bangladais-es cessent.
Reportage.
Manif parmi les manifs, ce dimanche 1er mai était aussi le premier rendez-vous social du second mandat d’Emmanuel Macron à la tête du pays. A Paris, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées, pour la majorité en débordant les syndicats, afin de montrer que les luttes sociales n’ont pas été annihilées par la mascarade électorale dont nous sortons à peine.
Reportage et pistes de réflexions.
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De toute évidence, ce ne fut pas la grève générale que les syndicats espéraient (du moins aimerait-on croire qu’ils l’espéraient…). Il y avait certes des dizaines de milliers de personnes à Paris répondant à l’appel de la grève interprofessionnelle de plusieurs centrales syndicales, et plus d’une centaine de milliers dans tout le pays, mais cela n’a pas suffi à paralyser efficacement l’économie pour impacter les décisions du gouvernement. Et honnêtement, il fallait s’y attendre. Cependant, au vu du contexte politique et social très tendu dans toutes les strates de la société française, il faut aussi s’attendre à ce que ce mouvement s’étende et s’amplifie dans les jours à venir, et c’est de cela dont il faut que l’on discute.
Près d'un miliers de personne se sont réunis à Paris, samedi 6 juin 2022, pour réclamer Justice après la mort de Sohel Rana -battu à mort en mai dernier. Pour beaucoup, il s'agissait de leur première manifestation, dans l'espoir que les agressions à l'encontre des Bangladais-es cessent.
Reportage.
Manif parmi les manifs, ce dimanche 1er mai était aussi le premier rendez-vous social du second mandat d’Emmanuel Macron à la tête du pays. A Paris, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées, pour la majorité en débordant les syndicats, afin de montrer que les luttes sociales n’ont pas été annihilées par la mascarade électorale dont nous sortons à peine.
Reportage et pistes de réflexions.
Nous à LaMeute, bah on aime bien l’histoire - surtout quand elle nous fait de ses petits clins d’oeils malicieux. Parfois, on n’y songe pas tout de suite ; on ne voit pas le lien entre les choses. Et puis, dans une rue bondée, nassée par les flics, on se souvient de tout, et l’on se surprend à sourire naïvement.
C’est exactement ce qui s’est passé devant les portes de la Sorbonne occupée, ce mercredi 13 avril 2022. On a souri, fort souri, parce qu’il y a quatre ans jour pour jour, nous racontions déjà la précédente occupation de cette fac emblématique des luttes sociales.
Le contexte a clairement changé : ce n'est plus contre Parcoursup – l’échec de la mob’ est passé par-là. Il y a eu les Gilets Jaunes aussi. Et puis la réforme des retraites, la Loi Sécurité Globale en plein COVID. Et les manifs contre le pass sanitaire… Le mandat d’Emmanuel Macron se termine sans doute dans ce qui le résume le mieux : une occupation politique, portée par une jeunesse irrévérencieuse.
Une foule hétéroclite de 20.000 personnes a défilé dans les rues de Paris, jeudi 27 janvier 2022 lors d'une journée de grève pour la hausse du salaire minimum. Mobilisé-es dès l'aube, iels ont été rejoints par les lycéen-nes de la capitale, qui ont étincelé un cortège éparpillé, mais motivé pour la suite.
Le premier meeting de campagne du candidat Eric Zemmour, d'abord prévu au Zénith de Paris puis déplacé en Seine-Saint-Denis, s'est déroulé quasi sans encombre. Ce dimanche 5 décembre 2021, les opposant-es à l'idéologie d'extrême-droite espéraient pourtant faire dérailler la machine, dans la continuité des mobilisations antifascistes de ces dernières semaines observées aux quatre coins de France. Des rues parisiennes aux allées goudronnées de Villepinte (93), la grande mobilisation contre l'extrême-droite rêvée n'a pas eu lieu. Éléments d'explication.
Cinq mois après la mort de ce jeune, décédé après une course-poursuite avec les forces de l'ordre en avril 2021, les habitant-es du quartier de la Plaine à Saint-Denis (93) se sont rassemblés lors d'une marche ce dimanche 7 novembre, déplorant la lenteur de l'enquête préliminaire. Dans le cortège, ils ont la vingtaine, des rèves pleins la tête, et dénoncent un système qui les condamne à mourir "
Comme chaque année, une marche en l'honneur d'Adama Traoré a eu lieu à Beaumont-sur-Oise (95), ce samedi 17 juillet. La mort en 2016 de ce jeune homme noir de 24 ans, impliquant un équipage de trois gendarmes, n’a toujours pas donné lieu à un procès ; et comme depuis cinq ans, la marche entendait ne réclamer que deux choses : la vérité, et la justice pour Adama.
Pendant trois semaines, la cour d'Assises de Pontoise (95) a examiné les événements survenus après la mort d'Adama Traoré en 2016. Démêlant le vrai des spéculations, le Tribunal a acquitté trois des cinq accusés. Une "première victoire" pour le collectif Justice et Vérité pour Adama, qui n'a eu de cesse "de rappeler le contexte de la mort d'Adama".
A l'initiative des colleureuses, environ un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Paris contre "les féminicides et l'inaction de l'Etat", vendredi 25 juin. Pendant sa marche, le cortège a appris le verdict dans l'affaire Valérie Bacot.
Gwengamp, ker eus breizh gant 6900 tud emañ e bro dreger, an aod ar mor, brudet eo hennezh gant he vogerioù, he skipailh fobal “ War-raok gwengamp” pe… Setu Gwengamp en deus degemeret an daou eus he poblañsoù an 29 a viz Mae 2021. Rak’ zo ur manifestadeg dija gant ar redadeg ha deuet eo ar manifestadeg ouzh ar c’huzul al Lezennoù peogwir o doa kontrollet 2 merkad eus al lezenn Molac.
A l'initiative de familles endeuillées, plusieurs rassemblements se sont tenus à travers la France ce dimanche 30 mai 2021, dans le cadre de la première journée nationale contre les violences carcérales. A Lyon, en soutien à la famille d'Idir Mederess, d'anciens détenus se sont insurgés contre la fréquence des "suicides suspects" dans les quartiers disciplinaires. Une journée pour briser l'omerta, entre confidences sur les conditions de détention et souvenirs du "couloir de la mort".
Samedi 22 mai, à Argenteuil (95), la famille, les ami•es et les proches de Sabri Choubi marchait en sa mémoire et pour exiger que lumière soit faite sur les circonstances de sa mort, il y a un an.
Samedi 15 mai 2021, plusieurs milliers de personnes -souvent jeunes- ont tenu à afficher leur soutien aux Palestinien-nes -victimes des bombes pour les un-es, victimes des expulsions pour les autres. Les manifestant-es ont résisté pacifiquement face à un dispositif policier qui cherchait à empêcher tout rassemblement. A contre sens de la position diplomatique de la France, pour elleux, le jeu en valait la chandelle
Un peu plus de 20 000 personnes ont participé au premier défilé de la Journée internationale des travailleur-ses depuis le début de la pandémie. Au-delà de la question du travail, le cortège a exprimé -souvent dans un esprit de fête- son empressement à un véritable changement sociétal et stratégique.
Alors qu'elles entament leur 21ème mois de grêve, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles ont poursuivi le groupe Accor aux Conseil des Prud'hommes lors d'une audience liminaire, ce mercredi 7 avril. Hélas, toujours pas d'accord en vue entre les deux parties. La suite du combat entre David et Goliath est fixée au 13 décembre prochain.
Le week-end était chargé. Le 20 mars dernier, partout en France, des marches contre les violences policières, carcérales et judiciaires et le racisme systémique étaient organisées, conjointement à la Marche des Solidarités pour la régularisation des sans-papiers. Le lendemain, une grande manifestation contre l’islamophobie et la loi séparatisme se tenait à Paris, place du Châtelet. [PORTFOLIO DE CETTE MARCHE CONTRE L’IMPUNITE]
Faisant bon gré mal gré des aléas du calendrier -la Journée Internationale pour les Droits des Femmes tombant cette année un lundi- les féministes ont investi l'espace public pendant quatre jours, imposant toujours plus les problématiques d'égalité à l’agenda :entre les genres, entre les classes, faisant fi des origines, en somme, une dynamique intersectionnelle, englobante et inclusive. Ni retour en arrière possible, ni peur d'un retour de bâton. Dans les rues de Paris ou à Marseille, les femmes préviennent : "tic-tac le patriarcat".
Lundi 1er mars, 14h pétantes - Près de 400 étudiant·es de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) ont occupé le forum de leur campus universitaire pour demande le retour immédiat des cours en présentiel et alerter sur leur situation. Avec l'Union Syndicale Étudiante (USE), des collectifs d'étudiant·es sans-papiers, afro-féministes et anti-capitalistes, ces jeunes de tous bords, issu·es de toutes filières confondues, se sont uni·es pour crier leur désespoir. En proie à des pensées suicidaires récurrentes, une précarité accrue, un sentiment d'isolement ainsi qu'au décrochage scolaire, les étudiant·es se heurtent à l'incapacité d'écoute des représentant·es politiques. Reportage auprès d'une génération sacrifiée.
Alors que le groupuscule d'extrême droite Génération Identitaire manifestait ce samedi contre leur future dissolution, quelques centaines de contre-manifestant·es ont tenté de se réunir. Rapidement nassé·es par les force de l'ordre, un jeu du chat et la souris s'est déroulé pendant plusieurs heures dans les rues de Paris. Un contraste éloquent, désolant, mais guère étonnant. Brides de cette sale journée.
Plusieurs rassemblements en France avaient lieu ce samedi, alors que de nouvelles mesures sanitaires sont attendues pour tenter d'endiguer l'épidémie. A Paris, environ 8000 personnes ont défilé pour rejoindre un autre rassemblement -statique cette fois-ci- qui ne faisait pas l'unanimité. Entre deux charges policières, les opposant-es à la loi sur la Sécurité Globale ont manifesté leur défiance. Ils ont également dansé, beaucoup dansé.
Une dizaine de milliers de personnes ont repris ce samedi les rues parisiennes, afin de réaffirmer leur désaccord avec les politiques sécuritaires menées par le gouvernement en crise. Avec en trame de fond le total abandon du monde de la Culture, et alors que le couvre-feu est ramené à 18h, le retour des “Marches des libertés” annonce la couleur de 2021.
Reportage.
Mercredi 13 janvier, environ 700 personnes se sont rassemblées devant le commissariat de la Gare du Nord, à Bruxelles. C'est là que, trois jours plus tôt, la vie aurait été ôtée à Ibrahima Barrie, 23 ans. Interpellé alors qu'il filmait une arrestation avec son téléphone, il est embarqué au commissariat de la rue de Brabant à Saint-Josse-ten-Noode duquel il ressort inanimé. Le jeune homme succombe aux alentours de 20h22, à l'Hôpital Saint-Jean. A 2h30, la famille est avertie du décès d’Ibrahima, il aurait fait un arrêt cardiaque. Les policiers évoquent, quant à eux, un malaise dans la salle de fouille, ou encore le fait qu'Ibrahima aurait ingéré de la drogue, versions remises en doute voire totalement réfutées par la famille et les médecins ayant pratiqué l'autopsie.
La mort de Cédric Chouviat le 3 janvier 2020 sous les coups de la police avait à l’époque suscité une vague d’indignation à travers tout le pays. Bien avant la mobilisation qui allait arriver l’été suivant autour des violences policières racistes et du mouvement #BlackLivesMatter, la mort de ce père de famille de 42, alors qu’il effectuait son métier de livreur, avait pointé du doigt des zones d’ombres dans le fonctionnement de la police. Un an après les faits, une marche blanche en l’honneur de Cédric Chouviat était organisée à Paris.
Il avait voulu filmer ce qui n’était rien d’autre qu’un contrôle abusif. Rien de plus. Un de plus. Cédric Chouviat est mort lors d’un contrôle de police, dans des circonstances qui n’ont rien d’inhabituelles hélas. Comme nous le rappellent nos camarades de Bastamag, entre 1977 et 2020, “168 personnes sont mortes dans le cadre d’un contrôle d’identité ou de ses suites”, soit “23% des missions concernées”. 12% des victimes le sont suite à un “malaise” ou une “asphyxie”. Dans le cas de Cédric, c’est précisément cette thèse qui est avancée d’emblée à l’époque par la police.
Le dimanche 13 et samedi 19 décembre avaient lieu à Lille deux marches pour honorer la mémoire de Matisse, 18 ans et Sélom, 20 ans. Le 15 décembre 2017, les jeunes garçons étaient mortellement percutés par un TER alors qu'ils fuyaient la police dans le quartier populaire de Fives. Trois ans plus tard, leurs mères Peggy et Valérie mènent conjointement leur combat pour que lumière et soient faites sur cette affaire.
A l'appel du collectif du 10 novembre contre l'Islamophobie, la manifestation parisienne du samedi 12 décembre entendait lutter contre les lois liberticides créées sous couvert de lutte contre le terrorisme : loi contre les séparatismes, de Sécurité Globale, LPR. Envers ceux et celles qui demandent plus de liberté, le gouvernement n'a répondu qu'à travers la force.
De toute évidence, ce ne fut pas la grève générale que les syndicats espéraient (du moins aimerait-on croire qu’ils l’espéraient…). Il y avait certes des dizaines de milliers de personnes à Paris répondant à l’appel de la grève interprofessionnelle de plusieurs centrales syndicales, et plus d’une centaine de milliers dans tout le pays, mais cela n’a pas suffi à paralyser efficacement l’économie pour impacter les décisions du gouvernement. Et honnêtement, il fallait s’y attendre. Cependant, au vu du contexte politique et social très tendu dans toutes les strates de la société française, il faut aussi s’attendre à ce que ce mouvement s’étende et s’amplifie dans les jours à venir, et c’est de cela dont il faut que l’on discute.